Chauffer les maisons et les bâtiments grâce à leurs clôtures : le droit de l’urbanisme le permet, aux collectivités locales de jouer !

En période de transition énergétique, de lutte contre le réchauffement climatique, d’accompagnement aux changements de comportements, des innovations technologiques voient le jour. Dans ce fouillis de nouveaux procédés, parfois plus ou moins sérieux, il en est un qu’il convient de relever, d’autant plus que les autorisations d’urbanisme pour sa mise en œuvre sont simples en comparaison aux techniques traditionnelles de l’éolien par exemple : la clôture énergétique.

Mais qu’est-ce que c’est ?

La clôture énergétique est un procédé qui consiste à utiliser les clôtures traditionnelles de jardin ou de propriétés pour alimenter la pompe à chaleur d’une installation de chauffage central. Lire la suite

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LE DERNIER KILOMÈTRE, quels sont les acteurs qui peuvent peser ?

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La livraison représente une part importante des émissions de Gaz à Effet de Serre mais c’est le dernier kilomètre de chaque livraison qui représente le plus d’impacts environnementaux, économiques et urbanistiques. Objet de nombreux travaux sur le sujet depuis plusieurs années, le dernier kilomètre va inspirer de nouveaux modèles de fonctionnement dans le monde du transport. Qui sont les principaux acteurs ?

Le dernier kilomètre à la croisée de plusieurs enjeux

Responsable de « 25% des émissions de gaz à effet de serre »[1], le dernier kilomètre est le plus polluant car le moins optimisé par véhicule. Il représente 20% du coût total du transport. Si le dernier kilomètre est difficile d’accès, le territoire concerné perd en attractivité. Le partage de la voirie-éboueurs, livreurs, véhicules électriques, vélos- entraine une multiplication des conflits d’usages.

Marquage pieton

Les chiffres sont clairs : la situation devient de plus en plus complexe.

Les achats en ligne continuent leur forte progression. En 2015 « 64,9 milliards d’euros ont été dépensés sur internet, soit une progression de 14,3% » [2].

En France, le dernier kilomètre représente le quart des émissions de gaz à effet de serre. Le taux de remplissage des camions n’est toujours pas optimisé. (« 25 % en moyenne (…) de kilomètres parcourus à vide (…) pour les livraisons urbaines »).[3]

L’augmentation des livraisons dans les années à venir font l’unanimité du côté des observateurs. « Le volume de colis continuera d’augmenter au rythme de 20% par an ».[4]

Les enseignes font un retour dans les centres villes, sous forme de « petites surfaces » à amplitudes horaires larges, ce qui entraine des livraisons supplémentaires dans les hyper centres. Lire la suite

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Les algues, « l’or bleu » de notre vie en 2050, utopie-urbano-geeko-agro-vegano-surfisto-hipsto-hippie ou réalité ?

Avec les innovations que notre société connaît actuellement, l’impact de l’activité de l’homme (action anthropique) sur son environnement a pris une dimension planétaire. La modification du climat en est un exemple criant avec l’injection dans l’atmosphère de nombreux gaz à effet de serre. Fin 2016, dans une déclaration provisoire, l’Organisation Météorologique Mondiale (OMM – ONU) estime que le réchauffement climatique est plus significatif que toutes les prévisions émises jusqu’ici. Selon les derniers relevés de températures sur terre, l’organisation confirme que l’année 2016 a bien été l’année la plus chaude jamais enregistrée. Et ce, avec des températures moyennes de 1,1 degrés plus élevées que la moyenne préindustrielle. Cela signifie que l’un des objectifs de la COP21, qui était de ne pas dépasser 1.5 degrés d’augmentation d’ici à 2100, est déjà presque impossible à atteindre.

Face à ce constat l’urgence est là. C’est ainsi que les algues feraient partie des nombreuses innovations et solutions écologiques qui permettaient de nous préserver d’un sort funeste. Ces végétaux marins semblent réunir de nombreuses vertus qui ne sont plus uniquement découvertes par quelques hippies ou surfeurs en mal de « sensations vertes », mais aussi, par exemple, par des urbano-geeks qui agissent pour démontrer les bienfaits et les innovations que peut apporter « l’or bleu » à notre civilisation. L’algue, et ses trésors utilisés depuis la préhistoire, serait-elle le nouvel El Dorado du 21ème siècle ? Des scientifiques imaginent déjà que ce végétal marin pourrait même nous mener vers une nouvelle transition écologique et de nouvelles conquêtes spatiales à la recherche d’une éventuelle oasis radeau de survie.

Une algue c’est quoi ?

Les algues regroupent un ensemble d’organismes très variés. Toutes possèdent de la chlorophylle et, en ce sens, ce sont des végétaux. Elles vivent en milieu aquatique ou dans des lieux humides. Pourtant, les algues ne constituent pas un groupe naturel dans « l’arbre de la vie ». Le terme « algue » est une commodité de langage sous laquelle cohabitent des organismes sans lien de parenté direct. On y retrouve des bactéries (appelées algues bleues – ex : Spiruline – ou cyanobactéries) et des organismes plus évolués (des eucaryotes) uni ou pluricellulaires. Ces organismes vivent seuls, en colonies, libres ou fixés sur un support, avec des tailles différentes. Selon leurs tailles on utilise régulièrement les termes de macro et micro-algues. Il serait trop long de définir toutes les algues car jusqu’ici, plus de 30 000 espèces d’algues ont été répertoriées ; mais les océans, tout comme l’univers, sont vastes ! Quelles utilisations faisons-nous de cet « or vert » ?

Figure 1 : La « fameuse » spiruline ou Spirulina maxima

Source : Bio-c-bon.eu Lire la suite

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Billet d’humeur personnel : Sauver la matière organique, sauver l’amour pour les sols

Avec ma fille, j’ai pris connaissance de la chanson « Sauver l’amour »  de Daniel Balavoine. Quelques phrases me faisait penser au sauvetage de l’amour pour les sols, la Gaïa, notre terre mère nourricière : «Qui est-ce qui pourrait sauver l’amour et comment retrouver le goût de la vie ?» L’image de la Terre est pour moi, une mère âgée, épuisée et malade pour de multiples raisons : l’utilisation massive des intrants (pesticides, engrais chimiques, insecticides), le tassement dû aux engins agricoles, le labour, la spécialisation et les monocultures, le lavage et l’érosion des sols lié au remembrement et aux champs sans culture…Selon les experts mondiaux des sols Lydia et Claude Bourguignon (revue « Sans transition » N° 4 Fev / Mars 2017), les sols agricoles français sont endommagés car les techniques culturales actuelles inadaptées aux sols ont fait disparaître en 50 ans la moitié de la teneur en matière organique des sols. Comment aider les sols à retrouver la santé et le goût de la vie? Pour ces deux experts, la solution consiste à réintroduire la matière organique dans les sols. Lire la suite

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Petite réflexion autour de la carte bancaire du futur …

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Communiqué de presse

12 janvier 2025

Le Crédit Mutuel ALGUÉA lance la « GLAZ CARD », première carte bancaire 100 % responsable et respectueuse de l’environnement.

Acteur engagé dans la lutte contre le réchauffement climatique, le Crédit Mutuel ALGUÉA lance une carte bancaire en cohérence avec ses valeurs : éco-conçue, bio-dégradable et recyclable, et qui participe au financement de l’économie circulaire.

Parce qu’en Bretagne la mer agitée n’est ni verte, ni bleue, ni grise mais de couleur « glaz », cette carte bancaire nouvelle génération porte le nom de « GLAZ CARD » et va secouer le monde de la carte bancaire classique.

« Comment consommer responsable ? », « Comment donner du sens à mon épargne ? »
Toujours à l’écoute de nos clients, c’est pour répondre à leurs attentes que cette carte a été conçue. Ils sont de plus en plus nombreux  à vouloir soutenir des projets environnementaux. Ces projets sont en effet, en nombre, les plus largement soutenus par la finance solidaire. C’est un secteur qui a le vent en poupe et qui est en plein essor : plus de 60 % des projets environnementaux financés ont moins de 3 ans [1]. Soucieux d’aider nos clients dans leur démarche responsable et de participer activement à cette transition écologique, nous avons créé la GLAZ CARD. Lire la suite

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Démocratie libérale fatale ou tyrannie écologique bienveillante ?

2057: Face à une crise écologique planétaire et à l’inactivité dont ont fait preuve les gouvernements successifs, plusieurs groupes radicaux de la Deep Ecology ont fusionnés pour renverser l’ordre mondial et instaurer un nouvel intérêt collectif.

[Préface : Les futurs apocalyptiques sont une spécialité de l’Homme.  Nous aimons imaginer la fin possible de notre humanité, de multiples façons (catastrophes naturelles, robots, aliens et autres zombies). Tant que cela reste peu envisageable . Mais nous n’aimons pas entendre parler d’un futur catastrophique et crédible à la fois. Nous préférons rester indifférent aux mises en garde et continuer à imaginer que tout ne peut que continuer tel qu’on le connaît.
Le but de cet article est justement d’amener le lecteur à envisager la possibilité future, voire la préférabilité, d’un système entièrement tourné vers la survie de l’espèce humaine. Le confort et les libertés n’ont plus lieu d’être, puisque les enjeux vont bien au delà de l’individu. Cette mise en garde, et alerte de notre situation actuelle, vise à faire s’interroger le lecteur pour chaque solution décrite, à enclencher une réflexion qui va plus loin que notre vie quotidienne. Nous devons absolument réaliser à quel point notre société toute entière est en péril, et changer nos mentalités et nos comportements pour tendre ensemble vers un futur plus clément.]

Cela fait maintenant 40 ans que s’est tenue la COP 21 à Paris et qu’ont été pris les engagements de maintenir le réchauffement planétaire à 2°C de plus que l’ère pré-industrielle. Malheureusement l’unique et fragile accord international aura été balayé par l’élection de Trump à la tête des USA en 2016. Le réchauffement moyen ayant désormais atteint 3,6°C, les catastrophes naturelles sont épidémiques et plus de 200 millions de réfugiés climatiques sont déplacés chaque année. Les guerres pour les ressources sont incontrôlables et l’illusion du progrès technologique au début du siècle n’a pas permis d’enrayer le phénomène. Lire la suite

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Une alternative à l’Eco-Taxe sur les emballages

Eco-Taxe : Prélèvement fiscal opéré sur un bien, un service ou une activité en raison des dommages qu’ils sont susceptibles d’occasionner à l’environnement[1].

Depuis plusieurs années, en vertu du principe de la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP), les fabricants, importateurs ou distributeurs de biens de consommation, doivent s’acquitter d’une faible contribution destinée à financer la collecte sélective, le recyclage ou le traitement de certains produits en fin de vie.

Cette contribution, est répercutée sur la majorité de nos achats sous la forme d’une contribution financière plus ou moins visible (“visible fee”), appelée Eco-Taxe. Cette taxe est intégrée au prix de vente du produit, elle est payée par le consommateur final.

Les REP en France

Impulsée par l’Europe, le principe de la Responsabilité Élargie des Producteurs (REP) est transposé dans le droit français depuis 1975[2]. Lire la suite

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Les effets rebond en économie circulaire : Le remède est-il pire que le mal ?

Face aux problématiques auxquelles nous confronte l’économie linéaire, l’économie circulaire à l’ambition de proposer un nouveau système économique qui respecte la biosphère, tout en maintenant un développement soutenable.

Dans l’étude qui va suivre, nous portons notre attention sur les conditions qui doivent être mises en place pour déployer les projets d’économie circulaire de manière efficiente.

Le discours sur le concept d’économie circulaire est souvent consensuel, cependant pour assurer la réussite nette d’une démarche d’économie circulaire, il faut considérer son résultat avec une approche globale qui tienne compte de la complexité des interactions avec notre environnements physique et humain. Et, ce n’est pas si simple car il faut intégrer dans ce bilan des invités inattendus qui influent sur les résultats des projets de manière insoupçonnable à priori : ce sont les effets rebonds. Nous allons les définir et vous donner des pistes de prévention pour que vos projets d’économie circulaire soient des réussites globales.

L’étude est visible ici : Projets d’économie circulaire : Le remède est il pire que le mal ?

 

 

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Retour sur le projet de loi Biodiversité, 2016

Le mercredi 20 juillet 2016, la « loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » a été enfin adoptée par l’Assemblée nationale. La loi crée l’Agence Française pour la Biodiversité, interdit les néonicotinoïdes, définit la non-régression du droit de l’environnement et les principes de préjudice écologique et reconnait « les paysages nocturnes » dans le patrimoine de la Nation !

Quarante ans après la loi de 1976, dite « loi de protection de la nature », la « loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » a été adoptée par l’Assemblée nationale le 20 juillet dernier après deux longues années de débat parlementaire. Précédé de trois mois de débats régionaux et d’une cinquantaine de réunions de concertation, le projet présenté en conseil des ministres le 26 mars 2014 aura été discuté pendant 27 mois. Cette loi est composée de 174 articles, qui sont répartis à travers les sept chapitres suivants : (I) principes fondamentaux, (II) gouvernance de la biodiversité, (III) agence française pour la biodiversité, (IV) gouvernance de la politique de l’eau, (V) accès aux ressources génétiques et partage juste et équitable des avantages, (VI) espaces naturels et protection des espèces et (VII) paysage. La loi a été publiée le 9 août 2016 au Journal officiel.

La loi Biodiversité 2016, renouvelle la perception de la biodiversité et son importance pour les  sociétés humaines, et elle apporte plusieurs avancées. En effet, des ajouts notables y figurent depuis son passage à l’Assemblée comme la notion de préjudice écologique, le principe de non-régression de droit de l’environnement, mais certains autres décrets pourtant urgents à mettre en place, comme la pêche en eau profonde n’ont pas été ratifiés. Nous proposons ici, une lecture résumant les ajouts positifs qui favorisent la préservation et le maintien de la biodiversité et les points qui méritent d’être améliorés. Accédez à l’article (PDF)!
Pour en savoir plus, vous pouvez accéder directement au texte de « Loi n° 2016-1087 du 8 août 2016 pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages » , parue au JO n° 0184 du 9 août 2016.
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Projet de recherche MUEED

Le projet de recherche MUEED (Métabolisme Urbain, Empreinte Ecologique et gestion des Déchets) subventionné par l’ADEME est terminé !

Vous pouvez consulter le rapport final, ainsi que sa synthèse au lien suivant : http://eso-lemans.cnrs.fr/fr/recherche/programmes-en-cours/projet-mueed-metabolisme-urbain-empreinte-ecologique-et-dechets-1.html

Résumé :

L’économie circulaire est aujourd’hui une notion établissant un consensus rarement atteint dans la gestion des déchets entre l’ensemble des acteurs, publics ou privés, associatifs, militants ou à but lucratif. Cependant, cette notion ne reste que très peu définie. Qu’est ce que réellement l’économie circulaire et surtout, à quelle échelle s’applique-t-elle ? Une boucle planétaire de matière recyclée participe-t-elle d’une économie « circulaire », ou est ce que cette circularité doit s’exprimer à une échelle plus locale. Le principe de proximité fait partie des notions de bases du cadre réglementaire relatif à la gestion des déchets en France et en Europe, pour autant aucun texte ne définie cette échelle de la proximité. Comment peut-on alors réfléchir à une économie circulaire « de proximité » intégrant les enjeux sociaux du territoire, économiques des filières industrielles et environnementaux de la planète ? Ce texte est le résultat d’une recherche menée dans le cadre du programme « Déchets et société » de l’ADEME par l’Université du Maine, l’Ecole des Métiers de l’Environnement et l’Université de Paris-Est-Marne-La-Vallée. L’objectif est d’établir une base de donnée empirique et estimée des flux du métabolisme territorial et des flux de déchets à l’échelle de trois villes (Rennes, Le Mans et Marne-La-Vallée) afin d’offrir une cartographie de leurs impacts. Cette spatialisation, conjuguée avec une analyse des politiques publiques de gestion, de planification, ainsi que des pratiques des entreprises, des associations ou des éco-organismes, offrira une vision de l’application du principe de proximité. La dimension territoriale de la gestion des déchets sera alors l’outil pour questionner le fait que l’économie circulaire soit ou non de proximité.

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